Les Maîtres Canardiers #7
Avant de démarrer, l’équipe s’entend sur un leitmotiv propre à cette édition : NE. PAS. S’EMMERDER.
Une fois les pognes serrées sur cet accord, Baptiste marque des points en affûtant les lames des couteaux près à en découdre. Peu de temps après, notre mentor JC, fidèle à lui-même, attaque la découpe avec un enthousiasme débordant et une technique sans cesse renouvelée (involontairement). Une fois que quatre palmipèdes sont transformés en kits impossibles à reconstruire, Lartiste nous fait l’honneur de sa présence. Pas le plus rapide dans la découpe, on espère qu’il aura fini son canard avant la nuit…
La première boutanche est débouchée, les lames tranchent dans la viande, tout se passe pour le mieux. Une deuxième boutanche accompagne la découpe du gras, puis le salage, tandis que les aiguillettes et les cœurs sont déjà en train de mariner pour disparaître le soir même.
Une sauce appuyée au piment d’Espelette et une persillade plus tard, le tout est dégusté sur un parterre de purée maison 50-50 (50% patates, 50% beurre). Les ingrédients, rejoints par une magnifique miche de pain, sont avalés sur un fond de musique country, obsession du moment de Mat qui traverse une étrange période cowboy.
Samedi matin, alors que le café coule joyeusement, le chaudron est allumé pour fondre la graisse. Suite au léger petit-dej’, les pièces de viandes sont dessalées et plongées avec enthousiasme dans la graisse aux parfums prometteurs.
Fidèles à notre slogan de la saison, toutes les étapes se déroulent dans la plus grande des sérénités : dépiautage des carcasses, hachage de la viande et mise en bocaux, le tout entrecoupé de traditionnelles micro siestes de Lartiste. JC, sous une intuition inexplicable, nous exhorte à tasser fortement les fritons, ce qui n’aura d’autre effet que de produire du (bon) béton.
Après deux heures de stérilisation (on ne prend plus de risque dorénavant, pas cons les types…), il est temps d’aller reposer les corps autour d’un gueuleton.
Au matin, le verdict tombe : aucune perte ! Les fritons sont extrêmement tassés (étonnant…) mais délicieux. Les confits ont belle allure, et les magrets seront divisés entre séchage et congélation. Il ne nous reste plus qu’à tout nettoyer, manger (une dernière fois) et terminer sur une balade digestive car nous ne sommes pas que des gros sacs.
Une nouvelle édition réussie, des copains, du bon canard et un week-end rythmé par le partage et le savoir-faire. Vivement la prochaine !
Le Rédac’ chef
Cette année, pas de galerie photos !
On ne voulait vraiment pas s'emmerder...